Kitâb Ut Tawhîd de Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhab

Publié le par Salafisme

Bismillaih arRahman arRahim   

   
 
Al Kitâb Ut Tawhîd de Muhammad Ibn 'Abd Al Wahhab 
 

Ce livre fut écrit par le fondateur de la obédience anthropomorphiste des salafistes wahhabites et est trufé d'erreurs, de mécréance, d'association et d'hérésies en tout genre.

Ce livre qui n'a jamais connu une once de popularité et s'est vu en quelques décénies devenir un livre de référence en matière de Tawhîd suite aux financements saoudiens et à la propagande acharné des disciples de la obédience wahhabite.

Aujourd'hui ce livre est même vendu dans la quasi totalité des librairies et des sites internet par des vendeurs peu scrupuleux et préférant le chiffre d'affaire à la préservation de la Vérité et de la Sunnah, ou encore par des libraires ignorant totalement la science du tawhîd.

Nous nous devons donc de prévenir chaque Musulman et chaque Musulmane que ce livre très populaire est un ouvrage de très mauvaise qualité et contredit sur de trop nombreux points la croyance des écoles de Tawhîd Ash'arite Maturidite et Hanbalite qui représentent l'eau sortit du puit de la science, représenté par les Savants du Salaf (RAA).

Voici pour illustration d'une partie de nos propos la critique du soit disant Kitab ut tawhîd de la part du grand Shaykh Al Hajj Jibril Ibn Fuad Al Haddad :


Note: les numéros entre crochets font référence aux numéros des chapitres du kitab at tawhid et ceux entre parenthèse en gras aux notes de bas de page.


Le livre de Muhammad ibn 'Abd al-Wahhâb "inéléguant… contenant l'acceptable et l'inacceptable" -selon l'élève d'al-Shawkani Siddîq Hasan Khân al-Qinnawjî (1) -, le Kitab at Tawhîd a été promu, de par le pouvoir de la libre distribution et du "dumping" sur le marché du livre, au rang de classique alors qu'il est en fait truffé de citations étranges et d'erreurs doctrinales telles que celles-ci :


  • Qualifier les 'Ash'arîtes de "négateurs des Attributs Divins" (mu'attila) [chapitres 2 et 16]
  • Déclarer que le shirk mineur est une partie intégrante du shirk majeur [7]
  • Mépriser la compréhension du tawhid de "l'élite des gens d'aujourd'hui" [15]
  • Déclarer que Abu Jahl connaît lâ ilaha illa Allah mieux que les 'Ulama Musulmans [18]
  • Attribuer le début du shirk aux actes des gens de science et de religion, à cause de leur amour pour les saints (les véridiques). [19]
  • Interpréter à tort le hadith "Ne faites pas de ma tombe une idole" comme signifiant: « ne priez même pas à proximité » alors que le sens accepté est : ne priez pas dans sa direction ni dessus.* [20]
    *L'auteur se permet même d'ajouter : « les compagnons n'étaient pas censés construire une mosquée sur la Tombe du Prophète »
  • Citer le hadith : « quand le Messager d'Allah (sallallahu 'alaihi wa salam) envoya Mu'âdh (radhiAllahu 'anhu) au Yemen il lui dit : 'Tu rencontreras les Gens du Livre, appelle les donc en tout premier lieu à attester qu'il n'y a pas de Dieu excepté Allah' » en omettant la parole « et que je suis le Messager d'Allah (exalté) », alors que cette phrase est rapportée par la totalité des Maîtres du Hadith excepté un (al-Bahyaqi) [5]
  • Présenter à tort une narration très gharîb (douteuse) comme remontant au Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) par Târiq ibn Shihâb alors que c'est une narration mawqûf (d'un compagnon) des mots de Salmân al-Fârisî rapporté par Târiq [10]
  • Cette boulette est due au fait que Ibn 'Abd al-Wahhâb a imité la déclaration erronée à ce propos de Ibn al-Qayyim dans al-Jawâb al-Kâfî (p.21) sans vérifier les sources où se trouvait ce récit, comme al-Zuhd de Ibn Abî 'Asim, la Hilya d'Abû Nu'aym, et le Kifâya de al-Khatîb.
  • Pire encore, Ibn 'Abd al-Wahhâb attribue la narration à « Ahmad » (râwahu Ahmad), ce qui signifie le Musnad de l'Imâm Ahmad ibn Hanbal dans la terminologie du hadith. Or, ce récit ne se trouve dans aucun des ouvrages de l'Imâm Ahmad, que ce soit le Musnad, al-Zuhd, ou d'autres. Il est vrai que la chaîne de transmission passe par Ahmad, mais lui attribuer le rapport de ce récit est une tromperie.
  • Citer une autre tradition faible qu' « un Compagnon » a dit : « Allons tous chercher le secours du Messager d'Allah (sallallahu 'alaihi wa salam) (qûmû binâ nastaghîthu birasûlillah) contre cet hypocrite ['Abd Allâh ibn Ubay ibn Salûl qui a défié Abû Bakr de demander au Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) d'accomplir un miracle majeur], » alors que le Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) a dit : " Innahu lâ yustaghâthu bî innamâ yustaghâthu billâh" - l'aide ne se cherche pas auprès de moi mais seulement auprès d'Allah" Ibn 'Abd al-Wahhâb l'attribue à al-Tabarânî. [10]


Citation:


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Premièrement, les formulations «nastaghîthu birasûlillah» et " Innahu lâ yustaghâthu bî innamâ yustaghâthu billâh » ne se trouvent dans aucun livre de hadith et elles n'ont pas de chaîne de transmission ! La référence à « al-Tabarânî » montre l'imitation aveugle de la référence incorrecte d'Ibn Taymiyya de ces paroles au al-Mu'jam al-Kabîr d'al-Tabarânî dans al-Radd 'alâ al-Bakrî et dans Majmû' al-Fatâwâ.

Deuxièmement, la formulation correcte trouvée dans le Tabaqât d'Ibn Sa'd, le Musnad, et al-Jâmi' al-S.aghîr est que Abu Bakr a dit : « Dressons nous et allons chercher le Messager d'Allah pour chercher de l'aide » (qûmû nastaghîthu ilâ rasûlillah) contre cet hypocrite » à quoi le Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) répondit : "Lâ yuqâmu lî innamâ yuqâmu lillâh » ce n'est pas pour moi qu'il faut s'élever mais uniquement pour Allah. » Donc la réponse du Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) ne concerne pas le moyen mais la motivation et le but des compagnons à se dresser contre l'hypocrite. Ceci est confirmé par un autre récit dans lequel 'Umar demande la permission de tuer 'Abd Allâh ibn Ubay ibn Salûl, à quoi le Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) répliqua : « Laisse le sinon les gens dirons que Muhammad tue ses compagnons. » (2)

Troisièmement, la chaîne de transmission : Lâ yuqâmu lî innamâ yuqâmu lillâh contient un narrateur inconnu en plus de 'Abd Allâh ibn Lahî qui est considéré comme faible, comme indiqué par al-Haythamî dans Majma' al-Zawâ'id (8:40), donc ce récit est faible et inapte à servir de base dans les questions de croyance !



  
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Quatrièmement le récit ne se trouve pas ailleurs que dans de très peu nombreuses compilations de hadiths et est interminable et plutôt improbable dans sa formulation complète, c'est pourquoi Ibn Kathîr le considère comme « extrêmement étrange » (garib jiddan) dans son tafsir (3 :174)



Cinquièmement, le compagnon en question est Abû Bakr (radhiAllahu 'anhu) ce qui serait en soi -si le récit était authentique- que l'istighâtha du Prophète ne peut pas être du shirk étant donné que Abû Bakr était le plus savant et le plus strict des Compagnons sur le Tawhid !



Sixièmement, le sens de la correction personnelle impliquée par la phrase de Abu Bakr et la réponse du Prophète (sallallahu 'alaihi wa salam) sont confirmés par les mots extraordinaires qu'Abu Bakr a dit à Rabî'a al-Aslamî - la servante du prophète - qu'il regrettait d'avoir insulté : « tu vas m'insulter en retour (en juste rétribution) sinon j'irai chercher l'aide du Messager d'Allah contre toi ! (aw la'asta'diyanna 'alayka Rasûlallâh) (3)  
  
 




  • Dire texto: "Les mécréants qui connaissent leur mécréance sont mieux guidés que les croyants." (inna al-kuffâr al-ladhîna ya'rifûna kufrahum ahdâ sabîlan min al-mu'minîn) [23]
  • Dire : « Parmi les polythéistes sont ceux qui aiment Allah avec un amour intense » [31]
  • Dire : « Le musulman a été appelé un adorateur du dinar et du dirham »[37]
  • Montrer un mépris non dissimulé des Awliyâ, des 'Ulema, les croyants en général :
  • « Les conditions se sont dégradées au point où, pour beaucoup, l'adoration des moines est la meilleur des actions et est appelée 'sainteté' (wilâya), alors que l'adoration des docteurs de la Loi est appellé 'science' et 'jurisprudence'. Alors les conditions se sont dégradées encore plus, jusqu'à ce que ce ne soit même plus des saints qui sont adorés à la place d'Allah, et, en second lieu, ceux qui étaient ignorants. » [38]  
  • Dire que « les deux opposés [foi et mécréance] peuvent cohabiter dans un seul coeur" [41] en contradiction avec le verset {Allah n'a donné à aucun homme d'avoir deux cœur dans sa poitrine**. Ceci, ainsi que les 4 concepts précédents, est fondamental pour comprendre la propagation par les Wahhabites de la suspicion mutuelle entre les Musulmans.
  • Comparer le poème al-Burda à donner un égal à Allah (éxalté) [44]
  • Assimiler le titre islamique qâdi al-qudât « juge en chef », au titre interdit de shâhân shâh, "Roi des rois." [46]
  • Citer Ibn Hazm pour expliquer un verset sur la 'aqîda alors qu'ils considèrent qu'Ibn Hazm est un Jahmî en 'aqida (4) [50]
  • Attribuer le shirk aux Prophètes (en l'occurrence Adam et Hawa paix sur eux) « dans le principe mais pas en réalité » [50]
  • Déclarer qu'il est explicitement dit qu'Allah a deux mains : la droite tient le ciel et l'autre tient la terre, et cette autre est clairement nommée la main gauche [67]


A Allah nous appartenons et à Allah nous retournons.

Hajj Gibril ibn Fouad Haddad  


Précisons que la critique du Shaykh n'est qu'un condensé, un aperçu, un précis de toute les abhérations et égarement contenu dans ce livre dont le titre accrocheur et la propagande wahhabite à pu envouter bon nombre de novices dans la science du Tawhîd. Nous déconseillons ce livre où l'égarement cotoit la vérité et où peu de personnes saurait faire la part des choses. Le Tawhîd est une science claire, vaste mais simple, se compliquer la vie à faire le tri dans un ouvrage alors qu'il existe plusieurs livres de qualités exposant la croyance des Sunnites serait de plus une perte de temps pour quiconque recherche la vérité sans pour autant bénéficier d'un encadrement Sunnite pouvant le soutenir dans ses recherches scientifiques.

Publié dans Livres wahabis

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