Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 21:26
Bismillaih arRahman arRahim
    
 
La secte wahabi:      
Méthode à l'endoctrinement      
 


1. Objectif  
2. Que signifie le mot "salaf" ?  
3. Que signifie le mot "salafi" ?  
4. Qui sont les "salaf" ?  
5. L'abus d'utilisation du hadith "ne suis-je pas un bon salaf pour toi ?"  
6. cible de la obédience salafi  
7. Méthodologie à l'endoctrinement  
    1.  Conditionnement  
    2. confinement et répétitivité  
 
8. Méthode du « dialogue » wahabi en 2 axes essentiels:  
    8.1. Méthode de la réponse wahabi  
       8.1.1. Par une question: Méthode généralement employée et bien connu dans le monde du sionistes   
       8.1.2. Par l'exemple ou la comparaison  
       8.1.3. Rabattage vers leurs "savants"  
 
   8.2 Recours à l'accusation et au mensonge  
       8.2.1. Jeter le discrédit  
       8.2.2. Ne jamais rien accepter de ce qui est différent d'eux  
       8.2.3. Refus systématique de se remettre en question  
       8.2.4. S'imposer en tant que Professeur  
       8.2.5. Recours à la mise en garde  
 
9. "Wahabi" est une dénomination que eux-même se donnent  
10.  Dieu nous ordonne de nous donner le nom de « Musulman »  
11. La croyance wahabi est distincte et différente de la croyance Islamique.  
12. La subdivision du Tawhid par 3 a pour but de rendre mécréant tous les Musulmans, afin d'être en droit de les tuer et de s'emparer de leurs biens.  
13. Utilisation de hadith isolé (gharib) pour faire la promotion de leur obédience  
14. Leur rejet systématique et l’accusation15. Leurs combats contre le Prophète et son dénigrement16. Calomnie contre les compagnons et les savants de l’Islam
17. Les caractéristiques de la obédience wahabi (comment les reconnaitre)
18.  Islam & politique quand ça les arrange

19.  Question finale :
• Puisque le « minhaj wahabi (salafi) » n’a jamais existé du vivant du Prophète et qu’il n’en a jamais fait partie… Comment ce groupe auquel le Prophète ne fait pas partie peut-il se prétendre comme étant le groupe sauvé ?
• Ni Allah ni le Prophète ne cite clairement, directement, indirectement, ni d’une quelconque manière que ce soit la légitimité de l’existence de cette obédience. Si ce groupe s’estimé « sauvé », pourquoi ni Allah ni le Prophète n’ont clairement pas clairement cité leurs noms afin de lever toute ambigüité ?

20. Retour à l’Islam, à la modestie et aux véritable suivie des compagnons.

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1. Objectif:   

Il est très clairement établi que la obédience salafi n'appelle pas à l'adhésion de notre religion qui est l'Islam, mais à l'adhésion de sa obédience. En revanche, cette obédience prend en otage les paroles d'Allah et du Prophète (salla Allahou 3alayhi wa salam).   

Pour ce faire, cette obédience n'a pas le moindre scrupule a profité de la méconnaissance de leurs proies pour leur inculquer de fausses croyances, ou encore de détourner le sens de certains versets ou hadiths.   


2. Que signifie éthymologiquement le mot « salaf » :   

« Salaf » désigne tout fait, acte, geste ou personne qui nous précède dans le temps.  

  
3. Que signifie le mot « salafi » :   

Le mot salafi désigne une personne qui suit.   

Les termes « salaf » et « salafis » ne sont « que » des mots du vocabulaire arabe, ni plus ni moins.    

Les mots utilisés dans le vocabulaire Islamique en la personne du Prophète pour désigner des générations bénies sont qualifiés de « tabi3 » et « tabi3 attabi3ine », littéralement « ceux qui suivent »   

D’autres mots dans le vocabulaire aillant le même sens : « athar » et « athari », qui désigne « la trace » aussi « bien une trace physique » qu’une « trace dans le temps » dans une « étape qui a précédé »  
  

4. Qui sont les « salafs » ?   

Attention, le terme « salafs » ne désigne pas obligatoirement des gens purs et saints.   

Ce mot là, n’est pas apparu à une certaine époque, en réponse à certains mouvements dissidents dans notre religion. Mais il existait bien du temps du Prophète Mouhammad.   

Dans le Coran, à chaque fois que le mot « salaf » a été utilisé par Allah, c’était dans le but de désigner ce qui est :   

·         Les femmes interdites au mariage   

·         ce qui a un rapport avec le diable,   

·         la désobéissance,   

·         le renoncement du Tawhid,   

·         le parti de la mécréance.   

·         Les ennemis d’Allah, du Prophète et des compagnons   

·         L’acquisition de l’usure   

Les preuves par le Coran :   


·        Le terme « salaf » utilisé dans le cadre de l’usure   


الَّذِينَ يَأْكُلُونَ الرِّبَا لاَ يَقُومُونَ إِلاَّ كَمَا يَقُومُ الَّذِي يَتَخَبَّطُهُ الشَّيْطَانُ مِنَ الْمَسِّ ذَلِكَ بِأَنَّهُمْ قَالُواْ إِنَّمَا الْبَيْعُ مِثْلُ الرِّبَا وَأَحَلَّ اللّهُ الْبَيْعَ وَحَرَّمَ الرِّبَا فَمَن جَاءهُ مَوْعِظَةٌ مِّن رَّبِّهِ فَانتَهَىَ فَلَهُ مَا سَلَفَ وَأَمْرُهُ إِلَى اللّهِ وَمَنْ عَادَ فَأُوْلَـئِكَ أَصْحَابُ النَّارِ هُمْ فِيهَا خَالِدُونَ   

2.275. Allatheena ya/kuloona alrriba la yaqoomoona illa kama yaqoomu allathee yatakhabbatuhu alshshaytanu mina almassi thalika bi-annahum qaloo innama albayAAu mithlu alrriba waahalla Allahu albayAAa waharrama alrriba faman jaahu mawAAithatun min rabbihi fa’intaha falahu ma salafa wa amruhu ila Allahi wa man AAada faola-ika as-habu alnnari hum feeha khalidoona  

2.275. Ceux qui pratiquent l’usure se présenteront, le Jour de la Résurrection, comme des aliénés possédés par le démon et ce, pour avoir affirmé que l’usure est une forme de vente, alors que Dieu a permis la vente et a interdit l’usure. Celui qui, instruit par cet avertissement, aura renoncé à cette pratique pourra conserver ses acquis usuraires antérieurs et son cas relèvera du Seigneur, mais les récidivistes seront voués au Feu éternel.  
(Sourate al baqara n°2 / v 275) 




·        Le terme « salaf » utilisé pour désigner les péchés des pires ennemis de l’Islam, qui ont combattu Allah, le Prophète et les compagnons lors de la bataille de Badr. Et qui avait à la tête des « salafs » justement, le diable lui-même :   


قُل لِلَّذِينَ كَفَرُواْ إِن يَنتَهُواْ يُغَفَرْ لَهُم مَّا قَدْ سَلَفَ وَإِنْ يَعُودُواْ فَقَدْ مَضَتْ سُنَّةُ الأَوَّلِينِ

8.38. Qul lillatheena kafaroo in yantahoo yughfar lahum ma qad salafa wa-in yaAAoodoo faqad madat sunnatu al-awwaleena   

8.38. Avertis les infidèles que s’ils mettent fin à leur impiété, leurs fautes passées seront pardonnées, mais que s’ils récidivent, ils n’auront plus qu’à méditer l’exemple des peuples qui les ont précédés.(Sourate al anfal n°8 / v 38) 




·         Le terme « salaf » utilisé dans un cadre d’interdiction d’épouser des femmes bien précises :   


وَلاَ تَنكِحُواْ مَا نَكَحَ آبَاؤُكُم مِّنَ النِّسَاء إِلاَّ مَا قَدْ سَلَفَ إِنَّهُ كَانَ فَاحِشَةً وَمَقْتاً وَسَاء سَبِيلاً

4.22. Wala tankihoo ma nakaha abaokum mina alnnisa-i illa ma qad salafa innahu kana fahishatan wamaqtan wasaa sabeelan   

4.22. Désormais, n’épousez plus les femmes que vos pères ont eues pour épouses. Cette interdiction ne s’applique pas au passé. En fait, une telle pratique constitue un acte abominable, une ignominie et une union odieuse.(sourate An-nissa n°4, v 22) 


حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ وَبَنَاتُكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ وَعَمَّاتُكُمْ وَخَالاَتُكُمْ وَبَنَاتُ الأَخِ وَبَنَاتُ الأُخْتِ وَأُمَّهَاتُكُمُ اللاَّتِي أَرْضَعْنَكُمْ وَأَخَوَاتُكُم مِّنَ الرَّضَاعَةِ وَأُمَّهَاتُ نِسَآئِكُمْ وَرَبَائِبُكُمُ اللاَّتِي فِي حُجُورِكُم مِّن نِّسَآئِكُمُ اللاَّتِي دَخَلْتُم بِهِنَّ فَإِن لَّمْ تَكُونُواْ دَخَلْتُم بِهِنَّ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْكُمْ وَحَلاَئِلُ أَبْنَائِكُمُ الَّذِينَ مِنْ أَصْلاَبِكُمْ وَأَن تَجْمَعُواْ بَيْنَ الأُخْتَيْنِ إَلاَّ مَا قَدْ سَلَفَ إِنَّ اللّهَ كَانَ غَفُوراً رَّحِيماً

4.23. Hurrimat AAalaykum ommahatukum wabanatukum waakhawatukum waAAammatukum wakhalatukum wabanatu al-akhi wabanatu al-okhti waommahatukumu allatee ardaAAnakum waakhawatukum mina alrradaAAati waommahatu nisa-ikum waraba-ibukumu allatee fee hujoorikum min nisa-ikumu allatee dakhaltum bihinna fa-in lam takoonoo dakhaltum bihinna fala junaha AAalaykum wahala-ilu abna-ikumu allatheena min aslabikum waan tajmaAAoo bayna al-okhtayni illa ma qad salafa inna Allaha kana ghafooran raheeman   

4.23. Il vous est interdit d’épouser vos mères, vos filles, vos sœurs, vos tantes paternelles, vos tantes maternelles, les filles de vos frères, les filles de vos sœurs, les nourrices qui vous ont allaités, vos sœurs de lait, vos belles-mères, vos belles-filles, qui sont nées des femmes avec lesquelles vous avez consommé le mariage. Toutefois, il n’y a pas d’interdiction si le mariage avec la mère n’a pas été consommé. Il vous est également interdit d’épouser les femmes de vos propres fils et d’avoir pour épouses deux sœurs en même temps. Cette interdiction ne concerne pas le passé, car Dieu est Clément et Miséricordieux.(sourate an-nissa n°4 / v 23) 


·        Le terme « salaf » utilisé dans le cadre du péché lors de la sacralisation :   


يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ لاَ تَقْتُلُواْ الصَّيْدَ وَأَنتُمْ حُرُمٌ وَمَن قَتَلَهُ مِنكُم مُّتَعَمِّداً فَجَزَاء مِّثْلُ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِّنكُمْ هَدْياً بَالِغَ الْكَعْبَةِ أَوْ كَفَّارَةٌ طَعَامُ مَسَاكِينَ أَو عَدْلُ ذَلِكَ صِيَاماً لِّيَذُوقَ وَبَالَ أَمْرِهِ عَفَا اللّهُ عَمَّا سَلَف وَمَنْ عَادَ فَيَنتَقِمُ اللّهُ مِنْهُ وَاللّهُ عَزِيزٌ ذُو انْتِقَامٍ  

5.95. Ya ayyuha allatheena amanoo la taqtuloo alssayda waantum hurumun waman qatalahu minkum mutaAAammidan fajazaon mithlu ma qatala mina alnnaAAami yahkumu bihi thawa AAadlin minkum hadyan baligha alkaAAbati aw kaffaratun taAAamu masakeena aw AAadlu thalika siyaman liyathooqa wabala amrihi AAafa Allahu AAamma salafa wa man AAada fayantaqimu Allahu minhu waAllahu AAazeezun thoo intiqamin 

5.95. ش vous qui croyez ! Ne tuez pas de gibier quand vous êtes en état de sacralisation. Quiconque en tuera volontairement devra envoyer en offrande à la Ka`ba une tête de bétail ayant la même valeur que le gibier tué, selon l’estimation de deux personnes intègres parmi vous. Il peut aussi expier sa faute en nourrissant un nombre déterminé de pauvres ou en endurant un jeûne équivalent, afin d’éprouver le tort qu’il aura commis. Dieu pardonne ce qui appartient au passé, mais Il punit celui qui récidive, car Dieu est Puissant et Implacable quand Il sévit.
(sourate Al Ma’ida n°5 / v 95) 


·        Le terme « salaf » utilisé pour désigner l’engloutissement de Pharaon et de sa suite :   


فَلَمَّا آسَفُونَا انتَقَمْنَا مِنْهُمْ فَأَغْرَقْنَاهُمْ أَجْمَعِينَ


43.55. Falamma asafoona intaqamna minhum faaghraqnahum ajmaAAeena  

43.55. Ayant ainsi provoqué Notre colère, Nous sévîmes contre eux et les engloutîmes tous sous les flots,   


فَجَعَلْنَاهُمْ سَلَفاً وَمَثَلاً لِلْآخِرِينَ

43.56. FajaAAalnahum salafan wamathalan lil-akhireena  
43.56. Faisant d’eux un exemple et une leçon pour les peuples à venir.(sourate Az-Zoukhrouf n°43 / v 55-56) 


Il faut donc bien comprendre que le mot « salaf » n’a pas forcemment une connotation positif dans notre religion. C’est Allah Lui-même… qui en fait l’utilisation.

5. L'abus d'utilisation du hadith "ne suis-je pas un bon salaf pour toi ?"  

Une preuve à travers ce hadith :  

Le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) qui a dit à sa fille Fatima : « Quel bon Salaf je suis pour toi. », 
Nous pouvons voir dans ce hadith l'art et la manière de la salafya à induire les gens en erreur. Afin de faire croire que le Prophète salla Allahou 3alayhi wa salam dit lui-même qu'il est salaf [dans le sens où cela l'engage à croire aux prescriptions de cette obédience déviée] 


La vérité sur ce hadith volontairement traduit de manière partielle, est bien évidemment tout autre. Mais le novice qui vient de rentrer dans l'Islam, n'aura pas le reflexe de se rendre compte que tous les mots du hadith sont traduit en français sauf le mot "salaf". Profitant de la bonne foi des nouveaux arrivants en Islam, al firqa al wahabiya (obédience salafi) manipule les cœurs de nos frères et sœurs et les propos faussement attribués au Prophète.  

Le hadith complètement traduit en langue française donne ceci :  

« Ne suis-je pas un bon exemple à prendre pour toi » et non pas « ne suis-je pas un bon ‘salaf’ pour toi »  

La question est de savoir pourquoi cette obédience ne traduit pas ce hadith complètement ? 
Elle joue sur les mots, en profitant de la méconnaissance de nos frères et sœurs. 

Dieu aussi utilise le mot "salaf" dans le Coran… Et cela, les salafis, pour la plupart, ne le savent pas. Rappelons que leur but n'est pas d'apprendre l'Islam, mais les précèptes de la salafya:  

38. Dis a ceux qui ne croient pas que, s'ils cessent, on leur pardonnera ce qui s'est passe. Et s'ils récidivent, (ils seront châtiés) ; a l'exemple de (leurs) SALAFS.  (Sourate le butin n°8, verset n°38)  

Le terme utilisé par Allah pour désigner les pire des mécréants ennemis de l'Islam est bien le terme "salaf". 
Pour ne pas laisser la place au doute et encore moins à leurs tentatives constantes d'explications farfelues, voici la raison de ce verset et son explication (exégèse = tafsir), par l'un des plus grands et éminents savants de l'Islam, à savoir Sheykh Isma'il Ibn Kathir, sommité, pleinement reconnus par la communauté scientifique, qui fait l'objet d'un consensus… 


Ce verset n°38 de la sourate Les butins n°8, a été révélé à l'occasion de la bataille de Badr.  

Donnez le ce verset et vous verrez que subitement, ils vont se mettre à le traduire (ou à essayer de le traduire) et à lui donner un sens, qu'ils n'ont bien évidemment pas pris soin de traduire pour le hadith relatif au Prophète...  

Ceci fait parti de leur stratégie dans la manipulation.

6. Cible de la obédience salafi   

Il est bien évident que la salafya ne peut pas détourner de l'Islam un frère ou une sœur qui connait bien sa religion. D'ailleurs, vous ne trouverez aucun musulman qui connait bien sa religion être "salafi" ou devenir salafi, car cela est dans la contradiction la plus totale avec les enseignements coranique et prophétique. La obédience salafi à défaut de pouvoir détourner de l'Islam les gens de sciences, s'en prend donc essentiellement :   

  • aux convertis   
  • aux jeunes   
  • à nos frères et sœurs qui arrivent dans l'Islam   
  • à nos frères et sœurs qui commencent la prière   
  • à nos frères et sœurs qui ne savent pas lire l'arabe et qui ne le comprennent pas.    

Pour le dernier point, cela ne veut pas dire que les gens qui se sont, malheureusement fais endoctriné par la salafya, qu'ils  comprennent ou connaissent mieux l'arabe, cela veut simplement dire qu'ils exploitent la méconnaissance de nos frères et sœurs qui font partie de leurs cibles.   


7. Méthodologie à l'endoctrinement 

7.1 conditionnement 

L'un des points les plus importants lorsque la obédience salafi opère dans son endoctrinement, c'est la base qui consiste à te situer toi en être inférieur. Inférieur en connaissance et elle (la obédience salafi) en tant qu'en personne de sciences. Toi en tant qu'égaré, et elle en tant que bien guidé, toi en tant qu'élève et elle en tant que professeur, toi dans les rangs et elle sur l'estrade.Quoi qu'il arrive dans tous les cas de figure, la obédience salafi n'est pas là pour t'écouter ou échanger le savoir sur l'Islam.
Son principe qui est un non-dit : 



SOIT TU ES COMME MOI SOIT JE N AI RIEN A APPRENDRE DE TOICeci est un fait avéré. La salafya se prend pour le groupe sauvé, le groupe bien guidé... et toi comme un égaré.  
 
 
Autre base préalable à toutes discussions, c'est le fait d'avoir en préambule toute une série de versets, de hadith, te laissant faire croire, toi qui vient de rentrer dans l'Islam, toi mon frère, ma sœur qui vient de te convertir, toi mon frère ma sœur qui vient de commencer la prière, que ce qu'elle (la obédience salafi) est entrain de te dire (le préambule) va appuyer ses dires.   

Voici quelques préambules préférés de la obédience « salafi » pour mieux te faire avaler par la suite leurs discours :   
   


 "Ô les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Ce sera bien mieux et d’interprétation meilleure"   S4V59  

Il donne la prédominance à la parole d'Allah et de Son Messager sur toute opinion autre que celle-ci, en conformité avec le verset :   

Traduction relative et approchée : « Ô vous qui avez cru ! Ne devancez pas Allah et Son Messager (dans vos initiatives et vos décisions) et craignez Allah. Allah est Audient et Omniscient " S49 V1    

Le véritable Salafi fait revivre la Sounnah du Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui)  dans son adoration et dans son comportement, ce qui fait de lui un étranger parmi les gens comme le Prophète (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) a dit : « l’Islam a commencé étranger, et il redeviendra étranger comme il a été auparavant, et « Touba » pour ces étrangers » 

Et dans une autre version : « Touba pour ceux qui purifient et corrigent ce que les gens ont corrompu de ma Sounnah.»  "Que soit issue de vous une communauté qui appelle au bien, ordonne le convenable, et interdit le blâmable. Car ce sont eux qui réussiront."  S3V104    

 L'imam el Boukhari a dit:« La science précède  la parole et l'action. »  


Vous noterez par vous-même, que n'importe quelle obédience peut tenir exactement le même préambule, mais qu'absolument rien du tout, cela ne peut autoriser la obédience salafi que manipuler les versets coraniques et les hadiths comme elle le fait, ne lui donne pas l'acquisition de ceux-ci.

7.2 Confinement et répétitivité. 

Comme chacun le sait bien, pour mieux endoctriner une personne, il faut l'isoler, le couper des autres. C'est la méthode de la obédience salafi, usant ainsi de la faiblesse humaine, toujours en manipulant les cœurs et les têtes.    

Ainsi tu entendras sans arrêt toujours les mêmes noms de ce qu'ils qualifient de "savants", tel que: benbaz, albani, mouqbil, othaymine, ect… 


Ils les grandissent à l'excès, en les qualifiant de "sheykh 3asrouna" (le sheykh de notre époque), généralement pour désigner "albani" ou ben baz, ou encore "sheykh al hadith" (le grand sheykh du hadith). Cela va parfois jusqu'à la limite de l'adoration. 


En revanche, lorsque la obédience salafi cite le Prophète (3alayhi salat wa afdhal assalam), tu ne trouveras quasiment jamais de salat sur lui. 


Ni d'ailleurs aucune forme de reconnaissance sur les rapporteurs des hadiths, et très certainement encore moins sur Allah.    

Si cela relève en apparence du détail, il n'en est pas du tout un, car cela permet de voir et de mieux percevoir comment cette obédience n'appelle pas à l'Islam mais tend à tout ramener vers elle. 


C'est la raison, en discutant avec eux, ils vous confineront toujours à ses quelques noms, en mettant de côté les dizaines de millions de savants de l'Islam.    

Tout ce qui n'est pas reconnue par la salafya n'est pas bon.     

Ceci est le principe de base de cette obédience. Toujours refuser et nier en bloc la réalité de l'Islam.Ainsi vous pouvez leurs citer bon nombre de savants de l'Islam, tant que ce n'est pas dans la conformité de leurs principes, cela sera rejeté en bloc.   


Comme par exemple, Sheykh Salah adDine Al Ayyoubi (Saladin), très célèbre et très grand personnage de l'Islam, libérateur de Jérusalem et fervent adorateur de Dieu. Mais le cas de son rejet par la salafya, est un parmi les autres, on peut citer également, de très grands savants de l'Islam, tel que Sheykh Abou Hamid Al Ghazali, etc… 


Ainsi, lorsque vous citerez un seul savant qui n'est pas dans leur liste, vous aurez immédiatement à faire à un mur. Il (le savant) sera taxé, sans le moindre scrupule, ni aucune pudeur, sans même le moindre grain d'objectivité (comment celui qui est aveuglé et possédé par une obédience peut-il être objectif ?) 


Et là, vous aurez à faire à toutes une batterie de copier-coller mensonger, sans aucuns fondements. Cette obédience manipule au point de forger dans le cœur du salafi, une certitude, que lui-même n'a jamais vu ni lui de ses propres yeux, dans ce qu'ils accusent. 


Voici un verset généralement employé, pour contre argumenter :    

103. Dis : "Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en œuvres ? 104. Ceux dont l'effort, dans la vie présente, s'est égaré, alors qu'ils s'imaginent faire le bien. (S18.v103.104) 


Le fait que la salafya puisse répondre par ce verset, ne constitue bien évidemment en rien une preuve. Mais bien évidemment une évidence même à toujours répondre à côté de ce qui est demandé.Ce qui est demandé ici, c'est d'apporter les écris remis en cause, et non pas de copier-coller sans aucune certitude sur l'origine des textes.

8. Méthode du « dialogue » wahabi en 2 axes essentiels:   

N'étant jamais en mesure d'argumenter par le Coran et la Sunna, ce que tout le monde peut attester ici. Voici de la manière dont ils opèrent pour essayer de se sortir d'une situation à laquelle ils ne peuvent avoir de réponse à la lumière du Coran et de la Sunna.   

Lorsque leur ai posé une question, voici de la manière dont ils répondent stratégiquement:   

8.1 Méthode de la réponse wahabi   

8.1.1. Par une question: Méthode généralement bien connu dans le monde des sionistes (donc du coup, toi qui est venu pour obtenir une réponse, tu te retrouves dans l'obligation de te justifier sur ta question, auquel justement tu aurais souhaité avoir une réponse.   

Le fait que tu ne puisses pas répondre à sa question. Va sûrement lui faire croire qu'il est supérieur à toi en sciences. N'hésites donc surtout pas à lui rappeler que tu ne passeras pas à autre chose, avant d'avoir obtenu réponse sur la question que tu as posée en 1er. Après cela uniquement, tu passeras à la question suivante.   

Nb: Ils sont spécialisés dans le détournement du sujet et de l'esquive.   

8.1.2. Par l'exemple ou la comparaison: Dans ce domaine, ils excellent comme personne. A défaut de pouvoir argumenter véritablement sur des fondations Coranique et Prophètique, ils optent pour la méthode du diable, qui est celle de l'utilisation de la comparaison.  
Nb: chaytane a été le 1er à utiliser la méthode de la comparaison dans le discours pour faire dévier les gens du droit chemin de l'Islam.


8.1.3. Rabattage vers leurs "savants": Le recours à des versets du Coran complètement en marge de la discussion, du type  :
"Demandez aux gens de sciences si vous ne savez pas". Ce verset qui est manipulé, n'a qu'un seul objectif --> Vous rabattre non pas vers les savants de l'Islam, mais uniquement vers les savants de leur mouvance wahabi. Plus clairement, ils ne se cautionnent et ne s'acceptent qu’entre eux. Sans pour autant d'ailleurs, que vous ne puissiez retrouver dans les discours de leurs "savants" la moindre trace de parole de Dieu ou du Prophète, mais uniquement des montages assez flou de discussions vide de toute argumentation recevable.   

Autre hadith manipulé pour vous faire suivre leur obédience :   

Ibn Abbas rapporte : On demanda :Ô Messager d'Allah, quel est le meilleur de ceux qu'on fréquente ? 
Le Prophète Qssl a dit :Celui dont la vue vous rappelle Allah, dont la parole rajoute à votre savoir et dont l'oeuvre vous fait évoquer l'autre vie.

Le prophète d'Allah que la grâce et le salut d'Allah soit sur lui a dit :
"Certes les savants sont les héritiers des prophètes. Les prophètes n'ont pas laissé comme héritage un dinar ou un dirham. Leur héritage est le savoir. Celui qui le prend aura pris un bien abondant."

"Dieu ne fait pas disparaitre la science en l'arrachant directement aux hommes, mais il la fera disparaitre en recueillant les âmes des savants. D'ailleurs quand il y en aura plus, les gens choisiront des chefs ignorants. Quand ces derniers seront interrogés, ils avanceront des réponses se basant sur aucune science et ainsi ils égareront et s'égareront."

"L'exemple des savants sur terre est semblable aux étoiles dans le ciel, elles guident dans les ténèbres de la terre et de la mer, si elles disparaissaient,ceux qui recherchent la guidée s'égareraient."

"Luqman dit à son fils :
Ô mon enfant, je te recommande de fréquenter les savants et d'écouter les paroles des sages parce que Allah revivifie le cœur mort par la lumière de la sagesse tout comme il revivifie la terre aride par la pluie abondante."


A retenir: Tout ce qui n'est pas dit et fait comme eux, est entièrement rejeté en bloc sans la moindre condition à négocié.

Obtenir OBLIGATOIREMENT une réponse par le CORAN et la SUNNA à votre question,


Résumé:
  


  • Ne jamais tomber dans le piège de passer à une autre question tant que vous n'avez pas obtenu vous réponse à la question que vous avez posé en premier.
  • Ne jamais accepté qu’ils vous répondent par des questions.
  • Ne jamais accepté qu'ils vous répondent par des exemples
  • Ne jamais accepté qu'ils vous répondent en utilisant leurs "savants". Mais UNIQUEMENT les savants de l'Islam qui font l'object d'un consensus par les savants de l'Islam et non pas par les savants de leur obédience (et là, croyez moi, vous allez risquer d'attendre TRES longtemps).
  • Acceptez une seule et UNIQUE réponse > Le Coran et la Sunna. Ne sortez JAMAIS de cela.

8.2 Recours à l'accusation et au mensonge: 

Après avoir utilisé, tous les moyens, et toutes les méthodes pour essayer de te rabattre vers leur obédience. Le visage du wahabisme, se monte au grand jour.    

Les sourires de circonstances obligatoires pour pouvoir tenter d’amadouer la personne visée, n’aillant pu faire leur faire. Ils passent donc à l’étape supérieure.    

8.1.1.  Jeter le discrédit: en lançant une étiquette à connotation "dévalorisante et stigmatisante". L'objectif étant immédiatement de ternir et salir la personne publiquement, en faisant une mise en garde contre lui. Même si pour cela, la technique de la médisance, de la tromperie et de la calomnie doit être employée.Peu importe s’ils ne te connaissent pas, il faut immédiatement te salir, de telle sorte que tu dois te retrouver dans la peau de celui qui doit se justifier.Exemple:  


·       Tu es habaches, takfiris, soufis, ect    

Si tu leur dis "Que tu n'appartiens à rien de tout cela".    

Ils te répondront:     

·       Tu as une croyance de habache, de takfiri, ect    


8.2.2. Ne jamais rien accepter de ce qui est différent d'eux:Peu importance ce que tu peux dire, ou ce que tu veux dire. La obédience Wahabi (qui se porte la dénomination connue de "salafi") a dans son esprit raison. Même si, et tout le monde peut le constater, juste des accusations et des mensonges en guise d'argumentation. Pas la moindre trace de Coran et de Sunna, pour argumenter leurs allégations.



8.2.3  Refus systématique de se remettre en question: Jamais la mouvance wahabi n'accepte le dialogue dans le but d’écouter son vis-à-vis. Son discours est très clair Quand au fait de leur demander de bien vouloir se remettre en cause, c’est quelque chose pour laquelle, la obédience n’a pas été conçue.    


8.2.4. S'imposer en tant que Professeur: Et toi en tant qu'élève. : Il s’impose comme professeur qui n’a absolument rien à apprendre de toi. Et toi comme « simple cerveau » à remplir d’information pour la cause wahabi, toujours sous couvert de l’étiquette « de l’attachement au Coran et à la Sunna, selon la compréhension des pieux prédécesseurs ».   


8.2.5. Recours à la mise en garde:     
En cas de non-soumission à leur dictature. Cela non pas, dans le but de rejeter pour rejeter, ou alors parce que la personne de cette obédience viendrait à toi avec un discours agressif. Mais uniquement, après avoir bien discerné que leurs pratiques sont des choses qui n'ont jamais eu cours dans notre religion.Aussi bien concernant la croyance en Islam, jusqu'à la fatwa rendant quasi-mécréant quiconque ne boycottent pas les produits de la haine (américano-sioniste). C'est la méthode finale utilisée par cette obédience. Sans pour avoir pu, du début jusqu'à la fin de la conversation, n'avoir pu répondre à la 1ère question. Que chacun fasse le test, vous le constaterez par vous-même. 


Pour ce faire, cette obédience n'a pas le moindre scrupule a profité de la méconnaissance de leurs proies pour leur inculquer de fausses croyances, ou encore de détourner le sens de certains versets ou hadiths.    
Les preuves ont été données plus haut, à travers les manipulations qu'ils font concernant les versets du Coran et/ou les hadiths.

9. Les wahabites se donnent eux-mêmes le nom de « wahabi »   

Très souvent, la 1ère réponse que donne les adeptes de la obédience wahabi, lorsque vous les qualifiés de "wahabi", c'est de vous répondre:   

"Ce sont les ennemis de la Sunna qui nous donne ce mot là, nous nous suivons le Coran et la Sunna, sur la voie des "salaf assalih" (voir n°5 pour le terme "salaf")".   

Cette phrase en elle-même suffit à faire dégager 2 points:   

- Combien ils sont ignorants du contenu de la obédience à laquelle ils appartiennent   

- Combien ils sont aveuglés par ce qu'ils suivent.   


Comment démontrer qu'ils ne veulent pas suivre l'Islam mais uniquement leur obédience ?   

De cette manière:   

Puisqu'ils disent que celui qui les appelent "wahabi" (faites le test):   

- est un ennemi de la Sunna   

- ce sont les gens de l'innovation (ahlul bid3a)   

- ce sont les colons anglais qui ont instaurés ce terme pour diviser les musulmans lors de l'époque colonialiste   


Demandez leur bien s'ils sont sûr de ce qu'ils disent. Ils vous assureront par tous les moyens que cette appelation n'est que l'oeuvre du diable, du mal, de l'ignorance, que celui qui dit cela est un égaré, est un ennemi de l'Islam.   

Puis seulement ensuite, amenez leur la preuve, que c'est bien les "savants" de la obédience salafi qui se prénomment eux-mêmes "wahabi".   


Là, vous entendrez le plus grand silence... Juste un court moment, parcequ'ils vous demanderont les sources, puis les preuves, puis l'original...   


Voici, les preuves, voici les sources, voici les références et voici les originaux:   

Ibn baz a dit :  
بل عقيدة الوهابية: هي التمسك بكتاب الله وسنة رسوله صلى الله عليه وسلم
Mais la croyance wahabite c 'est de s'accrocher au livre de Dieu et de la Sunna du Prophète.
، والسير على هديه،
Et de marche selon sa guidance

وهدي خلفائه الراشدين
Et la guidance de ses quatre Khalife " bien guidé"

، والتابعين لهم بإحسان
Et ceux qui les suivent dans le bien

، وما كان عليه السلف الصالح،
Et sur le quel était les prédécesseur bien guidé

وأئمة الدين والهدى،
Et les imam de la religion et bien guidé


Dans une autre fetwa il a dit aussi

وليست الوهابية مذهبا خامسا
Le wahabisme n 'est pas une 5ème école « madh hab »

كما يزعمه الجاهلون
Comme le prétendent les ignorants

والمغرضون،
 Et les calamiteux

وإنما هي دعوة إلى العقيدة السلفية
Mais c est un appelle à la croyance salafite

وتجديد لما درس من معالم الإسلام
Et un renouveau de se qui a été démolie des grandeurs de l 'islam

والتوحيد في الجزيرة العربية كما سلف
Et du tawhid de la péninsule d'arabie comme il a été dit.


والوهابية ليست طريقة أو مذهباً ، وإنما كانت دعوة للتوحيد ، وتجديد ما اندثر من معالم الدين ، والواجب عليك أيها السائل أن تحذر من الذين حذَّروك منهم لأنهم يحذرونك من اتِّباع الحق وسلف الأمة ، وإطلاق كلمة الوهابيين على من تمسك بالعقيدة الصحيحة ، والتحذير منهم إنما هي طريق الجاهلين والمغرضين ، نسأل الله العافية .

انظر فتاوى الشيخ ابن باز رحمه الله 3/1306


« Al wahabiya » (texto c'est la dénomination faite par Sheykh Ben baz lui-même) n'est pas une voie (tariqa) ni une école (madh hab), mais c'est une prêche à l'unicité et un renouveau [...]
(Fatwa du Sheykh Ben baz 1306/3)

Une fois la fatwa sous les yeux... vous verrez par vous-même, cette surprenante manière à tourner immédiatement un volteface.   

Ils vont essayer de vous expliquer une fatwa, dont ils viennent de prendre connaissance à l'instant, en vous assurant que nous, ben baz n'a pas voulu dire ça même s'il la dit...  
A ce moment précis, rappelez lui que... c'est bien lui à l'instant précis qui qualifiait de:
  • égaré   
  • gens de l'innovation (ahlul bid3a)   
  • ennemis de la sunna, ect  


Toute personne qui oserait dire cela.   

Et c'est à ce moment précis, que vous allez constater par vous-même, que cette obédience là, formate les cerveaux et les coeurs.   

Qu'ils ne cherchent pas à apprendre l'Islam et à suivre l'Islam, mais uniquement à suivre leur voie wahabi... En pretextant suivre le Coran et la Sunna.  
Par Salafisme - Publié dans : URGENT LIRE EN PREMIER
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 20:51
Bismillaih arRahman arRahim 
   
 
Innovations dans l'antropomorphisme wahabi 

 
Cette bid’a était, dans les siècles précédents, confinée à une poignée de Hanbalites, qui ont été repoussés avec force par les ulémas de Ahl al-Sunna comme Abd al-Rahman Ibn al-Jawzi (m. 597/1201) qui s’est adressé à ses pairs Hanbalites dans son Daf shubah al-tashbih bi akaff al-tanzih [réfutation des insinuations d’anthropomorphisme à la vue de la transcendance Divine] en ces termes :
Si vous aviez dit: « Nous ne faisons que lire ces hadiths et nous restons silencieux », personne ne vous aurait condamnés. Ce qui est honteux c’est que vous les interprétiez littéralement. N’introduisez pas subrepticement dans le madhhab de cet homme droit parmi les premiers musulmans [Ahmad ibn Hanbal] ce qui n’en fait pas partie. Vous avez revêtu ce madhhab d’une disgrâce honteuse, à tel point qu’on ne peut presque plus dire Hanbalite sans dire anthropomorphiste.

(Daf shubah al-tashbih bi akaff al-tanzih. Le Caire n.d. Edition Le Caire : al-Maktaba al-Tawfiqiyya, 1396/1976, 2829).


Ces croyances ont apparemment survécu pendant des siècles dans le Khorasan, l’Afghanistan et ailleurs en Orient, car l’Imam al-Kawthari note que le Hanbalite Ibn Taymiyya (m. 728/1328) a rassemblé les détails les concernant depuis des manuscrits sur les obédiences (nihal) quand les bibliothèques des savants entrèrent à Damas en même temps que les caravanes fuyant les mongoles venant de l’Est.


Il les a lu sans avoir un professeur perspicace pour le guider, et a cru en ce qu’il en avait compris, et s’en est fait l’avocat dans ses propres ouvrages.(al-Kawthari, al-Sayf al-saqil fi al-radd ala Ibn Zafil. Le Caire 1356/ 1937. Edition. Le Caire : Maktaba al-Zahran, n.d. 56).
Il fut emprisonné de nombreuses fois pour ces idées avant sa mort, car les oulémas de Damas l’accusaient d’anthropomorphisme.
(al-Asqalani, al-Durar al-kamina fi ayan al-mia al-thamina. 4 vols. Hyderabad 134950/193031. Edition. Beyrouth : Dar Ihya al-Turath al-Arabi, n.d., 1.155).

Des écrits ont été signés par Abu Hayyan al-Nahwi (m.745/1344), Taqi al-Din al-Subki (m.756/1355), Badr al-Din Ibn Jama'a (m.733/1333), al-Amir al-Sanani, l’auteur de Subul al-salam(m.1182/1768), Taqi al-Din al-Hisni, l’auteur de Kifayat al-akhyar, (d.829/1426), et Ibn Hajar al-Haytami
(d.974/1567) en réfutation de sa ‘aqida, et elle est restée non acceptée par les musulmans pendant encore quatre cents ans jusqu’au mouvement Wahhabite du dix huitième siècle, lequel suivait Ibn Taymiyya sur certains points de ‘aqida, et l’a déclaré son « Cheikh de l'Islam ».


Mais ce ne sera pas avant l’arrivée de l’imprimerie dans le monde arabe que les livres d’Ibn Taymiyya (et les dogmes de ce groupe) ont vraiment vu la lumière du jour, quand un riche marchand de Jedda commissionna l’impression de son Minhaj al-Sunna et d’autres de ses ouvrages sur la ‘aqida en Egypte à la fin du siècle dernier, ressuscité cette fois sous le nom de Salafisme ou « retour à l’Islam des débuts ».


Ils ont de là été exportés aux quatre coins du monde islamique, propulsés par le financement généreux d’un ou deux pays musulmans modernes, dont les efforts ont rempli les mosquées de livres, de pamphlets, et de jeunes gens qui répandent ces idées et même les attribuent (grâce aux chaînes de transmissions douteuses d’Ibn Taymiyya) aux Imams des premiers temps de l’Islam. Mon avis concernant la question de considérer ces musulmans croyants ou mécréants, est que tout cet argent peut financer l’influence et la propagande qui transforment le jour en nuit et la nuit en jour

 
http://salafi.xooit.com/index.php.xooit.fr/t5-Bid3a-dans-l-antropomorphisme-wahabi.htm
Par Salafisme - Publié dans : Innovations
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 20:34
Bismillaih arRahman arRahim    
 
wa alaykoum salam wa rahma Allah wa barakatouhou    
 
 
Critique de la subdivision du tawhîd en ulûhiyyah et en rubûbiyyah    
L’érudit Abû Al-Mahâsin Jamâl Ad-Dîn Yûsuf Ibn Ahmad Ad-Dijwî, décédé en 1365 A.H., dit : 

Nous avons reçu de nombreuses questions au sujet de tawhîd ar-rubûbiyyah et de tawhîd al-ulûhiyyah [1] : Quelle est leur signification ? Quelles en sont les implications ? Qui les a distingués ? Quels arguments soutiennent ou infirment la justesse de ces notions ? 


Nous répondons — sachant que tout succès vient d’Allâh  : 

L’auteur de cette thèse, réputé pour l’avoir soutenue, est Ibn Taymiyah, qui dit : « Les Messagers n’ont été envoyés que pour promouvoir tawhîd al-ulûhiyyah, c’est-à-dire la vocation exclusive de l’adoration à Allâh. Quant à tawhîd ar-rubûbiyyah, qui consiste à croire qu’Allâh est le Seigneur et le Gérant des mondes, nul ne l’a contesté parmi les polythéistes et les musulmans, comme le prouve la Parole du Très-Haut : « Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondront : Allâh » [2]. » 

Puis les tenants de cette opinion ont ajouté : « Ceux qui usent du tawassul [3] par le biais des Prophètes et des saints, demandant leur intercession et les invoquant lors des épreuves, en sont des adorateurs. Ce sont des hérétiques, en vertu du fait qu’ils croient à la divinité (ulûhiyyah) de ces idoles, des Anges et du Christ. Ce n’est pas en croyant à la seigneurie (rubûbiyyah) de ces idoles qu’ils ont sombré dans l’hérésie mais en se détournant du tawhîd al-ulûhiyyah par le culte qu’ils vouent à ces choses. Ceci s’applique également aux visiteurs des tombes qui recherchent l’intercession des saints et leur demandent des choses que seul Allâh — Exalté soit-Il — peut accomplir. » Pis encore, Muhammad Ibn `Abd Al-Wahhâb dit : « Leur hérésie est pire que celle des idolâtres. »

Si on le souhaite, je pourrais également citer sa malheureuse et audacieuse sentence à ce sujet. Quoiqu’il en soit, il s’agit là brièvement de leur ligne de pensée, qui comprend plusieurs points que nous allons passer en revue succinctement. Notre propos s’articulera en deux volets, et nos arbitres seront la raison et les textes de la révélation. 

Leur subdivision du monothéisme en tawhîd ar-rubûbiyyah et en tawhîd al-ulûhiyyah est une subdivision inédite et inconnue avant Ibn Taymiyah, allant par ailleurs à l’encontre de la raison comme on pourra le constater [4]. Lorsqu’une personne embrassait l’islam, le Messager d’Allâh — paix et bénédictions sur lui — ne lui enseignait pas que le monothéisme comportait deux volets et que l’on ne devenait musulman qu’après avoir adhéré à tawhîd al-ulûhiyyah. Il ne fit aucune allusion à ce sujet, pas même par un mot, et nul, parmi le salaf [5], dont les tenants de la subdivision se réclament frauduleusement à tout bout de champ [6], n’a opéré cette distinction. 

Cette subdivision n’a aucun sens car une vraie divinité est un vrai seigneur, et une fausse divinité est un faux seigneur. Seul un seigneur est digne d’être adoré et divinisé. Réciproquement, cela n’a aucun sens d’adorer celui qu’on ne tient pas pour un seigneur capable d’octroyer le bien et d’infliger le mal. L’un est la conséquence de l’autre comme cela est stipulé dans la Parole du Très-Haut : « Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qu’il y a entre eux. Adore-Le donc, et sois constant dans Son adoration. Lui connais-tu un égal ? » [7] 

Ainsi, l’adoration est-elle la conséquence du statut de Seigneur. Si l’on ne croit pas en effet que tel seigneur est capable d’octroyer le bien et d’infliger le mal, alors cela n’a pas de sens de l’adorer, comme nous venons de le dire. Le Très-Haut dit aussi : « Que ne se prosternent-ils devant Allâh Qui fait sortir ce qui est caché dans les cieux et la terre, et Qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez ? » [8] Ce verset indique qu’il ne faut se prosterner que devant Celui dont la Toute-Puissance [9] est avérée et qu’il est insensé de se prosterner devant autre que Lui. Voilà pour l’aspect rationnel de la chose. C’est également ce qu’établissent le Coran et la Sunnah. 

Le Coran dit pour sa part : « Il (Allâh) ne va pas vous commander de prendre pour seigneurs Anges et Prophètes » [10]. Il affirme ainsi la pluralité des seigneurs chez les idolâtres. Malgré cette affirmation explicite du Coran selon laquelle les polythéistes prenaient les anges pour des seigneurs, Ibn Taymiyah et Muhammad Ibn `Abd Al-Wahhâb disent d’eux qu’ils étaient des monothéistes dans le sens où ils adhéraient à tawhîd ar-rubûbiyyah et ne reconnaissaient qu’un seigneur unique ; leur polythéisme ne proviendrait ainsi que de leur refus de proclamer l’unicité de la divinité !! 

Joseph — paix sur lui — dit à ses deux compagnons de geôle, alors qu’il les invitait au monothéisme : « Lequel est meilleur : des seigneurs disparates ou Allâh, l’Unique, le Dominateur suprême ? » [11] Allâh — Exalté soit-Il — dit aussi : « Ils ne croient pas au Tout Miséricordieux. Dis : ’C’est Lui mon Seigneur’ » [12] ; les infidèles, quant à eux, ne le reconnaissent pas comme seigneur. La Parole du Très-Haut « Mais c’est Allâh, mon Seigneur » [13] vient également interpeler ceux qui nient Son statut de Seigneur.  

Considèrons également les propos tenus pas les polythéistes le Jour de la Résurrection : « Par Allâh ! Nous étions certes dans un égarement évident, alors que nous faisions de vous des égaux au Seigneur des mondes » [14]. Ainsi, ils élevaient leurs idoles au statut de seigneurs, comme le suggère la lettre du texte. Considèrons aussi la Parole du Très-Haut : « Et quand on leur dit : "Prosternez-vous devant le Tout Miséricordieux", ils disent : "Qu’est-ce donc que le Tout Miséricordieux ? Allons-nous nous prosterner devant ce que tu nous commandes ?" » [15] Peut-on seulement admettre que celui qui profère de tels propos puisse être considéré comme un monothéiste ou un croyant ? Ou encore : « Or ils disputent au sujet d’Allâh » [16] ; il existe de nombreux autres exemples que nous ne citerons pas, par souci de concision.

Ainsi donc, ces infidèles n’adhéraient manifestement pas au tawhîd ar-rubûbiyyah — contrairement à ce que prétendait Ibn Taymiyah. Joseph — paix sur lui — n’invita ses compagnons de geôle à rien d’autre qu’au tawhîd ar-rubûbiyyah, car il n’y a pas chez lui cette distinction entre tawhîd ar-rubûbiyyah d’une part et tawhîd al-ulûhiyyah d’autre part. Ibn Taymiyah et ses partisans connaîtraient-ils le monothéisme mieux que Joseph — paix sur lui — et trouveraient-ils à redire dans son usage du vocable « seigneurs » au lieu de « divinités » ?! 


Allâh dit lors de l’établissement du pacte avec les hommes [17] : « Ne suis-je pas votre Seigneur ? » [18] Si la reconnaissance d’Allâh comme seigneur unique ne suffisait pas, et que ce critère se trouvait rempli par les polythéistes, sans qu’il leur soit de la moindre utilité — comme le prétendait Ibn Taymiyah —, alors il ne conviendrait pas d’établir le pacte de cette façon et les hommes ne diraient pas le Jour de la Résurrection : « Vraiment, nous n’y avons pas fait attention » [15]. Il aurait fallu qu’Allâh change la formulation du pacte de manière à ce qu’ils proclament Son unicité en tant que divinité, étant donné que tawhîd ar-rubûbiyyah ne suffirait pas — comme le prétendent Ibn Taymiyah et ses partisans. Nous pouvons bien entendu développer ce point davantage. Mais quoi qu’il en soit, Allâh S’est satisfait de la reconnaissance de Son statut de Seigneur. Si le tawhîd ar-rubûbiyyah et le tawhîd al-ulûhiyyah étaient dissociés, Il leur aurait demandé de reconnaître Son statut de Divinité également. 


À ce propos, on peut citer le verset suivant : « C’est Lui qui est dieu dans le ciel et dieu sur terre » [19]. Il est dieu sur terre quand bien même il ne resterait plus personne pour L’adorer comme cela sera le cas à la fin des temps. Si les tenants de la subdivision du monothéisme objectent que, ce que l’on entend par là, c’est qu’Il est digne d’être adoré, nous répondons alors qu’il n’y a donc aucune différence entre le dieu et le seigneur, puisque celui qui est digne d’être adoré n’est autre que le seigneur. D’ailleurs, le débat entre Pharaon et Moïse — paix et bénédictions sur lui — ne portait que sur la qualité de seigneur. Pharaon dit en effet : « Je suis votre Seigneur le Très-Haut » [20] ; il dit aussi : « Si tu adoptes une autre divinité que moi, je te ferai prisonnier » [21] ; il est inutile de s’étendre davantage sur ce point. 


Pour ce qui est des preuves tirées de la Sunnah prouvant l’inconsistance de cette thèse de la subdivision du monothéisme, on peut mentionner le fait que les Anges interrogent le défunt sur son seigneur et non pas sur son dieu ; les Anges ne sont, en effet, ni des taymiyens ni des demeurés. Si l’on s’en tenait à cette thèse de la subdivision, il aurait fallu que les Anges interrogent le défunt sur l’identité de son dieu, et non pas sur celle de son seigneur, ou qu’ils l’interrogent sur les deux à la fois ! 


Quant à la Parole du Très-Haut : « Si tu leur demandes qui a créé les cieux et la terre, ils répondront Allâh » [2], elle signifie que les infidèles disent avec leurs langues ce en quoi ils ne croient pas dans leur cœur, se pliant — bien malgré eux — au besoin du moment, face aux arguments décisifs et aux signes manifestes. Ils disent cela alors qu’ils n’en sont pas convaincus au plus profond de leurs cœurs et de leurs consciences. La preuve en est qu’ils associent à cette parole des actes démontrant leur mensonge, qu’ils attribuent la capacité d’octroyer le mal et d’infliger le bien à autre qu’à Lui, qu’ils ignorent complètement Allâh, et Lui préférent autrui dans les affaires les plus prosaïques.  

Par exemple, ils dirent à Hûd — paix sur lui — : « Nous dirons plutôt qu’une de nos divinités t’a affligé d’un mal. » [22] Comment Ibn Taymiyah peut-il dire entre autres que ces gens croient que les idoles ne peuvent infliger le mal ni octroyer le bien ? Considèrons aussi ce qu’ils font de leurs cultures et de leurs bestiaux : « Ils disent : "Ceci est pour Allâh — d’après leurs prétentions — et ceci pour nos divinités." Mais ce qui est pour leurs divinités ne parvient pas à Allâh, tandis que ce qui est pour Allâh parvient à leurs divinités. » [23] Ils donnaient ainsi la préséance à leurs divinités par rapport à Allâh — Exalté soit-Il — et ce, dans la moindre de leurs affaires. 


Au sujet de leurs croyances idolâtres, Allâh clarifie : « Nous ne vous voyons point accompagnés des intercesseurs que vous prétendiez être nos associés. » [24] Il rappelle donc que ces gens croient que leurs divinités sont associées à Allâh. Un exemple qui caractérise cette croyance réside en la parole de Abû Sufyân lors de la bataille de Uhud : "Ô Hubal, sois supérieur" ce à quoi le Prophète — paix et bénédictions sur lui — répondit : « Allâh est le Supérieur le Magnifique ». Après lecture de ces paroles, où parvient-on à déceler le moindre soupçon de ce monothéisme qu’Ibn Taymiyah attribue aux polythéistes, à travers tawhîd ar-rubûbiyyah, lorsqu’il dit qu’ils sont en cela parfaitement semblables aux musulmans mais qu’il leur manque tawhîd al-ulûhiyyah pour parfaire leur monothéisme ?

Plus probante encore est cette parole divine : « N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent en dehors d’Allâh, car par agressivité, ils injurieraient Allâh, dans leur ignorance. » [25]. De nombreux autres versets de ce genre existent, mais qu’il serait long de développer ici. Perçoit-on donc chez ces polythéistes un quelconque monothéisme digne d’être qualifié de "credo" (`aqîdah) ? 


Mais, malgré tout, les taymiyens diront que les idolâtres adhéraient à tawhîd ar-rubûbiyyah et que les Messagers ne les combattirent que pour promouvoir tawhîd al-ulûhiyyah, dont l’abandon est la seule raison justifiant leur infidélité ! J’ignore à quoi rime cette restriction alors que les idolâtres ont démenti les Prophètes, rejeté la révélation, rendu licites les interdits, nié la résurrection et le Jour dernier, affirmé qu’Allâh avait une compagne, un enfant et que les anges étaient Ses filles : « Certes, ils disent dans leur calomnie : "Allâh a engendré" ; mais ce sont certainement des menteurs ! » [26] Les Messagers ne les auraient donc combattus pour rien de tout cela, mais uniquement parce qu’ils n’adhéraient pas à tawhîd al-ulûhiyyah — comme ils le prétendent ! Et en dehors de ce point, ils seraient parfaitement semblables aux musulmans ! Et les musulmans seraient même pires, selon Ibn `Abd Al-Wahhâb !

Laissant tout cela de côté, nous ajoutons pour les tenants de cette subdivision : À supposer qu’il y ait une différence entre tawhîd ar-rubûbiyyah et tawhîd al-ulûhiyyah — comme ils le prétendent —, le tawassul [3] ne contrevient en rien à tawhîd al-ulûhiyyah, car il ne relève en rien de l’adoration, que ce soit au plan linguistique, juridique ou coutumier. Nul n’a jamais dit que le fait d’invoquer ou d’implorer l’intercession des gens pieux était un acte d’adoration. Le Messager — paix et bénédictions sur lui — ne nous a rien dit de tel non plus. S’il s’agissait d’un culte ou d’un semblant de culte, cela ne serait autorisé ni par l’entremise d’une personne vivante ni par l’entremise d’un défunt.

Si quelqu’un objecte qu’Allâh est plus proche de nous que notre veine jugulaire et qu’il n’y a, par conséquent, nul besoin d’un intermédiaire, nous lui répondons : « Tu as retenu une vérité alors que de nombreuses autres t’ont échappé. » Cette opinion qui est tienne implique que l’on délaisse les causes et les moyens dans toutes les affaires, alors que le monde est pourtant fondé sur une Sagesse dans laquelle la loi de causalité occupe une place primordiale. 

Cela implique aussi qu’il n’y aurait pas d’intercession le Jour de la Résurrection — chose pourtant nécessairement connue de la religion — parce que, selon cette opinion, il n’y a nul besoin d’intercession, puisqu’Allâh n’a pas besoin d’un intermédiaire, étant Lui-Même plus proche que l’intermédiaire. Cela implique aussi que `Umar se soit trompé lorsqu’il dit : « Nous nous adressons à Toi par l’oncle de Ton Prophète, Al-`Abbâs. »


Au final, cela reviendrait à nier la causalité, ce qui contredit la loi divine sur laquelle se fondent tous ces mondes, du début à la fin. Cela implique aussi que les détracteurs du tawassul [3] se rendent coupables de ce dont ils accusent les musulmans, car ils ne peuvent point délaisser les causes et les moyens : ce sont d’ailleurs ceux qui s’y accrochent le plus.

Nous devons également souligner que la distinction entre le vivant et le mort dans ce domaine n’a aucun sens, étant donné que la personne qui implore l’intercession ne demande rien au défunt, mais s’adresse à Allâh en faisant valoir la dignité de ce défunt auprès d’Allâh, Son amour pour lui, et ainsi de suite. S’agit-il d’une divinisation ou d’une adoration du défunt ? Ou bien est-ce la vérité qui ne fait point de doute ? En vérité, ce sont des gens qui hasardent des opinions sans examen minutieux. Comment en serait-il autrement alors que le tawassul [3] est permis ? Son mérite est même connu, chez l’ensemble des musulmans.

On pourra se reporter aux ouvrages de référence des quatre écoles juridiques, y compris l’école hambalite, pour ce qui concerne les règles de bienséance à observer lors de la visite du Prophète — paix et bénédictions sur lui — où il est recommandé de supplier Allâh — Exalté soit-Il — par l’entremise du Prophète. Jusqu’à ce que vienne Ibn Taymiyah, diverge du consensus et s’oppose à ce qui est établi dans les consciences saines, se plaçant ainsi en porte-à-faux aussi bien vis-à-vis de la raison que vis-à-vis des textes de la révélation. 


P.-S. 
Traduit de l’arabe du site Al-Razi.net. 
Notes 

[1] L’expression tawhîd ar-rubûbiyyah désigne la proclamation de l’unicité d’Allâh en Sa qualité de seigneur ; le terme rubûbiyyah dérive de rabb (seigneur) et désigne la qualité de seigneur. L’expression tawhîd al-ulûhiyyah désigne la proclamation de l’unicité d’Allâh en Sa qualité de divinité ; le terme ulûhiyyah dérive de ilâh (divinité ou dieu) et désigne la qualité de dieu. La traduction de ces expressions nécessitant des périphrases peu gracieuses, nous conserverons les expressions arabes tawhîd ar-rubûbiyyah et tawhîd al-ulûhiyyah tout au long de cet article. Bien entendu, le monothéisme dans son acception islamique requiert que l’on proclame l’unicité d’Allâh en Sa qualité de Seigneur et aussi en Sa qualité de Dieu, ce que nul ne conteste dans cet article. NdT.
[2] Sourate 31, Luqmân, verset 25. NdT.
[3] Pour de plus amples détails, conférer les développements de Sheikh `Atiyyah Saqr sur la notion de tawassul publiés sur notre site. NdT.
[4] Le monothéisme, en arabe tawhîd, consiste à proclamer l’unicité de Dieu — Exalté soit-Il. Il est à la fois le Seigneur et Créateur de l’Univers et de toutes les créatures qu’il renferme, et Il est la seule divinité digne d’être adorée. « Rien n’est à Sa ressemblance et Il est l’Audient le Clairvoyant. » Tout monothéiste, au sens islamique du terme, doit nécessairement proclamer l’unicité de Dieu ainsi définie. Nul ne peut être monothéiste à moitié, le monothéisme ne se fragmente pas, telle est, en substance, la thèse défendue dans cet article par Sheikh Yûsuf Ad-Dijwî — qu’Allâh lui fasse miséricorde. NdT.
[5] Le terme salaf, souvent traduit par « pieux prédécesseurs », désigne dans la terminologie musulmane les premiers musulmans, et notamment les trois premières générations, à savoir les Compagnons du Prophète — qu’Allâh les agrée —, leurs Successeurs et les Successeurs des Successeurs ; leurs opinions et pratiques servent d’argument dans les questions théologiques sous certaines conditions que nous n’aborderons pas dans cette note. Parfois, ce terme est utilisé dans son sens premier, c’est-à-dire « prédécesseurs ». NdT.
[6] Sheikh Ad-Dijwî fait allusion ici aux soi-disants disciples d’Ibn Taymiyah et du salaf, qui se présentent comme étant les "salafis". NdT.
[7] Sourate 19, Maryam, Marie verset 65. NdT.
[8] Sourate 27, An-Naml, Les Fourmis, verset 25. NdT.
[9] La Toute-Puissance est une caractéristique du Vrai Seigneur. NdT
[10] Sourate 3, Âl `Imrân, La Famille d’Amram, verset 80. NdT.
[11] Sourate 12, Yûsuf, Jospeh, verset 39. NdT.
[12] Sourate 13, Ar-Ra`d, Le Tonnerre, verset 30. NdT.
[13] Sourate 18, Al-Kahf, La Caverne, verset 38. NdT
[14] Sourate 26, Ash-Shu`arâ’, Les Poètes, versets 97 et 98. NdT.
[15] Sourate 25, Al-Furqân, Le Discernement, verset 60. NdT.
[16] Sourate 13, Ar-Ra`d, Le Tonnerre, verset 13. NdT.
[17] L’établissement du pacte renvoie au pacte mentionné dans le verset 172 de la sourate Al-A`râf : « Et quand ton Seigneur tira des reins des fils d’Adam leur descendance et les fit témoigner contre eux-mêmes : "Ne suis-Je pas votre Seigneur ?" Ils répondirent : "Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n’y avons pas fait attention" ». NdT.
[18] Sourate 7, Al-A`râf, Les Limbes, verset 172. NdT.
[19] Sourate 43, Az-Zukhruf, L’Ornement, verset 84. NdT.
[20] Sourate 79, An-Nâzi`ât, Les Tireuses, verset 24. NdT.
[21] Sourate 26, Ash-Shu`arâ’, Les Poètes, verset 29. NdT.
[22] Sourate 11, Hûd, verset 54. NdT.
[23] Sourate 6, Al-An`âm, Les Bestiaux, verset 136. NdT.
[24] Sourate 6, Al-An`âm, Les Bestiaux, verset 94. NdT.
[25] Sourate 6, Al-An`âm, Les Bestiaux, verset 108. NdT.
[26] Sourate 37, As-Sâffât, versets 151 et 152. NdT.


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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 20:33
Bismillaih arRahman arRahim   
 
 
wa alaykoum salam wa rahma Allah wa barakatouhou   
 
 
Impossibilité de la division de l'Unicité par trois        


Introduction :    

Louange à Allah seulement, que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur Son serviteur élu, notre maître Muhammad sur sa famille, ses compagnons élus, gens de loyauté ainsi que sur ceux qui les suivirent.    

Ceci est un chapitre préventif et un foyer de lumière élevé, qui dénigre (scientifiquement) la trinité concernant la décomposition du « tawhid » (unicité d'Allah), en :    

- « tawhid rouboubiya » ( unicité de la souveraineté ),    
- « tawhid el oulouhiya » (unicité de la divinité)    
- « tawhid el esmaa wa essifat » (unicité des noms et attributs divins).    


Ma réflexion sur ce point, est naît de mon étude de certains livres traitant du tawhid, et des différents dogmes qui préconisent cette décomposition qui a été faite sans légitimité et sans raison.    


Plus particulièrement, car cette décomposition n'est connue d'aucun prédécesseur. Mais elle fût innovée et répandue après le septième siècle de l'hégire. J'ai voulu donc prévenir afin qu'aucun étudiant en quête de savoir ne prenne cette décomposition du « tawhid » comme une réalité scientifique et islamique.    

Nous demandons à Allah le plus haut son secours.    

Il est plus particulièrement nécessaire de prévenir sur la troisième composition de ce tawhid (qui est l'unicité des noms et des attributs), et d'expliquer le but visé par cela dans ce livre qu'Allah nous agréé.    

Saches que la décomposition du tawhid en ces trois catégories est nulle. Certains auteurs récents ont parlé en faveur de cette décomposition.    


Parmi eux, l'auteur de l'exégèse de la «'aquida attahawiya » Ibn abi el 'iz qui se qualifie de hanafi (adepte de l'école juridique hanafite).    


Il a dans son éxegese répliqué à l'auteur de l'oeuvre original l'Imam Ja'far Ettahawi el hanafi - qu'Allah lui fasse miséricorde - sur certains points, tout en laissant apparaître son attachement au «madhab» (école juridique) des saints prédécesseurs (Salaf salah). Il a dans son exégèse démenti clairement le Coran la sunna et le consensus (ijma'). Ainsi que la 'aquida des gens de la sunna et du groupe (ahlou essouna wa el jama'a) contenus dans les propos de l'Imam Abou Ja'far Attahawi.    

Avec cette exégèse de la tahawiya ces propagateurs pensaient , qu'ils pourraient (avec cet écrit imbibé d'erreurs et de contradictions diverses) convaincre les gens, qu'ils représentent la 'aquida de l'Islam alors qu'ils ont modifié et caché ce qui ne leur plaisaient pas dans la 'aquida de Attahawi (qu'Allah lui fasse miséricorde). Alors qu'elle est la 'aquida sur laquelle il y a consensus sur sa véracité et sa justesse . Et qui représente la 'aquida des partisans de la vérité des gens des trois premières générations.    


Ibnou Abi al 'iz dans son exégèse précédemment citée a certes proclamé cette décomposition ; il écrit : « le tawhid se décompose en trois catégories, le premier concerne les propos sur les attributs, le second la souveraineté qui démontre qu'Allah est le seul créateur de toute chose, le troisième celui de la divinité qui démontre qu'Allah seul doit être adoré sans associé. »    


Commençons donc par démontrer avec certitude que cette décomposition est nulle, et à renier ces expressions avec l'aide d'Allah:   


Allah le plus haut a certes envoyé notre Maître Muhammad - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - avec les paroles du tawhid (il n'y a nul divinité si ce n'est Allah et Muhammad est l'envoyé d'Allah), nous incitant à y adhérer et a promis le Paradis à celui qui prononce cette attestation avec foi.    

De nombreux versets, sources fiables et véridiques confirment cela. Parmi elles les propos d'Allah le plus haut qui dit : 19.Saches donc qu'en vérité il n'y a point de divinité à part Allah. (Sourate 47, v 19)    

Ainsi que : 13.Et quiconque ne croit pas en Allah et à Son messager, alors pour les mécréants nous avons préparé une fournaise ardente. (Sourate 48, v 13)    


Le Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - a dit : « Celui qui témoigne qu'il n'y a nulle divinité si ce n'est Allah sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son envoyé, et que Aissa est Son serviteur et Son envoyé et Ses paroles transmises et esprit de Lui, que le paradis est vérité que le feu est vérité, Allah le fera entrer au paradis par ses actions » (Rapporté par El Boukhari (6/474) et Mouslim (57/1 n° 46))    

Il dit aussi - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - : « J'ai été ordonné de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu'il n'y a nulle divinité si ce n'est Allah et que je suis l'envoyé d'Allah, s'ils le proclament, ils auront alors préservé de moi leur sang et leurs biens, et leur jugement revient à Allah. » (Rapporté par El Boukhari (75/1) et Mouslim (53/1))    


De par ces versets coraniques et ces hadiths authentiques il apparaît clairement qu'Allah le plus haut nous a démontré que le tawhid est : « Il n'y a nulle divinité si ce n'est Allah et Muhammad est son envoyé. »    

Allah - Exalté soit-Il - n'a certes jamais démontré dans son livre, et ni le Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - dans sa sunna que le tawhid se divisait en trois catégories (tawhid de la souveraineté, tawhid de la divinité, et tawhid des attributs et noms divins), de plus ni les compagnons ni un des saints prédécesseurs n'ont décomposé le tawhid de cette façon.    

Cette décomposition en fait est une innovation condamnable qui est apparu au huitième siècle de l'hégire, soit huit cent ans après la mort du Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce -, et nul avant cette époque ne parla de cette décomposition.    

Le but visé par cette décomposition du tawhid, est de qualifier de mécréant les croyants n'adoptant pas cette voie, et ceci en argumentant qu'ils ont unifié Allah en ce qui concerne la souveraineté ( tawhid rouboubiya ) comme l'ensemble des mécréants et prétendant qu'ils n'ont pas unifier Allah dans la divinité (qui est le tawhid de l'adoration).    

Grâce à cela ils ont pu rendre apostat ceux qui parmi les musulmans invoquaient Allah par l'intermédiaire d'un Prophète ou par les saints (al moutawassiloune).    

Ainsi qu'un nombre important de gens voyant le contraire de leur avis, et la raison de tout cela est le harani (habitant de la province de Haran dans le « Cham » l'auteur veut désigner ibn taymiya).    

Sur cette voie s'est engagé l'éxègeste de la tahawiya ibnou abi al 'iz le surnommé «el hanafi », qui a contredit l'Imam el Hafid Attahawi el Hanafi dans sa 'aquida et ceci dans différents domaines.    

Parmi ces contradictions : l'Imam Attahawi renie la notion de limite (el had) à Allah le plus haut, l'éxegese lui Lui reconnaît des limites, également Attahawi renie l'existence de sens ou point cardinaux à Allah, l'exégèse lui Lui en reconnaît.    

Au point que le grand savant 'Ali el Qari el Hanafi à dit au sujet de l'auteur de l'éxegese dans l'ouvrage el fiqhou el akbar page 172 : « Il est le partisan d'une école (madhab) nulle, suivant un groupe d'innovateurs !!! »    


Il est nécessaire que nous démontrions le caractère impropre et incorrect de la décomposition du tawhid dans cette petite et modeste introduction de façon succincte. Nous commencerons par les meilleurs propos ceux qui sont courts et formels, nous disons donc par la grâce d'Allah :    

Premièrement : Il est nullement reconnu dans notre doctrine (Islam), l'appellation d'unificateur (muwahid) à quiconque rejette ne serait ce qu'un empan de notre foi musulmane ('aquida).    

Ceci est prouvé par le coran et la sunna, de plus il nous est interdit de dire ce que la loi ne dit pas. Il ne nous est pas autorisé de qualifier d'unificateur celui qui reconnaît le caractère existentiel et divin d'Allah et qui n'accepte pas l'islam comme religion mais nous disons de lui qu'il est mécréant (kaafar).    

La preuve est qu'Allah dit: 3.Nous les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah. » En vérité Allah jugera parmi eux sur ce en quoi ils divergèrent. Allah ne guide pas celui qui est menteur est grand ingrat (mécréant). (Sourate 39, v 3)    

Allah les a qualifiés de menteur et d'incrédule, de plus Allah a été très expressif en les caractérisant de mécréant. Alors comment peut on dire qu'ils sont unificateur du tawhid de la souveraineté alors qu'Allah les a déclarés incrédule de façon clair ?!    


Deuxièmement : Les mécréants qui disaient, selon les descriptions citées dans les paroles d'Allah : 38.Si tu leur demandais : « Qui a créé les cieux et la terre ? » Ils diraient assurément « Allah »(Sourate 39, v 38)    

Ainsi que ceux qui disaient :3.Nous les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah. (Sourate 39, v 3) , n'avaient aucune foi en l'unicité d'Allah dans la souveraineté (si nous considérions cette décomposition du tawhid) ainsi qu'en l'existence d'Allah.    

Et ceci est prouvé par les preuves que je vais avancer si Allah le veut. En réalité ils ont tenu ces propos face aux argumentations du Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce -, qui prouvait l'existence d'Allah et qui anéantissait de ce fait leur foi en ces divinités qu'ils adoraient en dehors d'Allah.    

De ce fait Allah a ordonné a Son Messager de discuter avec eux à propos de leur croyance polythéiste. Et d'argumenter sa position et de leur prouver la vérité, Allah dit : 125.Et discutes avec eux de la meilleure façon. (Sourate 16, v 125)    

Lorsque le Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - leur prouvait l'existence d'Allah et son unicité, et qu'il n'y a nulle autre divinité si ce n'est Lui, et leur demandait de délaisser ces statues devant lesquelles ils se prosternaient en dehors de Lui. Ils se trouvaient alors gênés et à cours d'argument. Ils disaient alors en réponse à la question du Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - : « Qui donc a créé les cieux et la terre ? Ils dirent « Allah », et ils prétendaient en disant : « Nous les adorons (les statues) que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah. »    


Ceci est bien évidemment un mensonge clair de leur part, car ils n'avaient aucune foi en l'existence d'Allah qui créa les cieux et la terre. Cette argumentation est prouvée par le fait qu'Allah leur a ordonné dans le Coran de méditer sur la création des cieux et de la terre, pour qu'ils sachent que cette création et le fruit d'un Créateur, qui les a créé (eux même) afin qu'ils se soumettent.    

Allah - Exalté soit-Il - dit : 17-22.Ne considèrent ils donc pas les chameaux comment ils ont été créés, le ciel comment il est élevé, les montagnes comment elles sont dressées, et la terre comment elle est nivelée ? Eh bien rappelle (Ô Muhammad ) tu n'es qu'un rappeleur, et tu n'es pas un dominateur sur eux. (Sourate 88, v 17 à 22)    

Allah - Exalté soit-Il - dit : 164/164.Et votre divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part Lui, le tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Certes dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargée de choses profitables aux gens, dans l'eau qu'Allah fait descendre du ciel par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et dans les nuages soumis entre ciel et terre, en tout cela il y a des signes pour un peuple qui raisonne. (Sourate 2, v 163/164)    

Ils répondaient à ces versets en disant : 5.Réduira-t-il les divinités à un seul Dieu ? Voilà une chose vraiment étonnante. (Sourate 38, v 5)    

S'ils avaient foi en Allah Créateur des cieux et de la terre et de ce qu'ils contiennent pourquoi Allah leur aurait demandé de méditer sur les chameaux comment ils furent créés, sur les montagnes comment elles furent dressées, sur la terre comment elle fut nivelée, et sur les cieux comment ils furent élevés ?    

Leur réponse après la question du Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - lorsqu'il leur fut prouvé l'existence d' Allah après la réflexion sur la création : « Qui a créé les cieux et la terre ? Ils dirent alors : Allah. »    

Concernant leurs propos « Nous les adorons afin qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah. » Ceci n'est qu'un mensonge prouvé par le Coran. Lorsque Allah dit à la fin du verset ; 3.Allah ne guide pas celui qui est menteur grand ingrat. (Sourate 39, v 3)    

Allah dit également : 8.Ils vous satisfont de leurs bouches tandis que leurs coeurs se refusent. (Sourate 9, v 8)    

Il n'est pas autorisé où juste qu'une personne conclue, après cette argumentation tirée de ces deux versets [« [b]Nous ne les adorons..[/b] » « Si tu leur demandes.. »], qu'ils étaient unificateurs (muwahidin) d'un tawhid qui s'appelle le « tawhid de la souveraineté », mais au contraire cette conclusion et en contradiction avec le Coran qui les a qualifié de mécréant !    

Il apparaît donc que cette conclusion superficielle et faible de sens, ne peut émaner seulement que d'une personne ayant peut de savoir dans la science du Coran, de la sunna ainsi que dans les règles du tawhid démontrées dans le livre saint et la sunna authentique, et ceci est démontré par :    


Troisièmement : Les polythéistes étaient connus pour l'adoration de ces idoles (statues) lors de pèlerinage, 74.Et ils adoptèrent des divinités en dehors d'Allah, dans l'espoir d'être secouru..(Sourate 36, v 74), Que vous en semble (des divinités) Lat et Uzza, ainsi que Manat, cette troisième autre ? » Il est connu d'eux qu'ils disaient : « Ce n'est que des matrices qui propulsent, est une terre qui avale et seul le temps nous fait périr ».    


 Allah - Exalté soit-Il - nous dit à leur sujet : 24.Et ils dirent, « Il n'y a pour nous que la vie d'ici bas : Nous mourrons et nous vivons et seul le temps nous fait périr. » Ils n'ont de cela aucune connaissance, ils ne font qu'émettre des conjectures. (Sourate 45, v 24)    


Un d'entre eux dit au Prophète - qu'Allah lui accorde la paix et la grâce - : 78.Qui va redonner la vie a des ossements une fois réduits en poussière ? (Sourate 36, v 78)    

Allah - Exalté soit-Il - a été très expressif sur leur mécreance dans Son saint livre, quand il dit : 60.Et quand on leur dit : « Prosternez-vous devant le Tout Miséricordieux », ils disent «Qu'est ce donc que le Tout Miséricordieux ? Allons nous nous prosterner devant ce que tu nous commande ? » Et ils accroient leur répulsion. (Sourate 25, v 60)    

Est-ce qu'ils exprimaient l'existence du Miséricordieux du tout Miséricordieux ?! S'ils avaient réellement foi en Allah créateur de toute chose, pourquoi donc Allah leur dit : 91.Allah ne s'est point attribué d'enfant et il n'existe point de divinité avec Lui, sinon chaque divinité s'en irait avec ce qu'elle a créé, et certaines seraient supérieures aux autres. (Gloire et pureté) à Allah il est supérieur à tout ce qu'ils décrivent. (Sourate 23, v 91)    


Quatrièmement : Ibn Taymiya - quAllah lui fasse miséricorde - qui est l'instigateur de cette décomposition du tawhid, dit que les polythéistes proclamaient l'unicité d'Allah dans le domaine de la souveraineté (tawhid el rouboubiya), et qu'ils ne lui reconnaissaient pas celui de la divinité (tawhid el oulouhiya), et que les musulmans qui contredisent ses avis reconnaissent Allah dans sa souveraineté et non pas dans sa divinité, de ce fait il les rend mécréants, et voilà donc le but visé par cette décomposition.    

Source: Par Hassan ibnou 'Ali ASSAQAF- Traduit par Abdelkader SADOUNI -    

 
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 20:30
Bismillaih arRahman arRahim  
 
Au sujet de la parole de l'Imâm Mâlik sur l'istawa    


Les anthropomorphistes et en particulier la branche wahhabite utilisent souvent un hadith attribué à l'Imâm Mâlik sur l'istawa pour égitimer leur mauvaise 'aqidah : à savoir le fait qu'Allâh se serait assis sur le trône mais sans que l'on sache comment. Or ce hadith n'est pas authentique. L'imam malik n'a pas dit que le comment est inaccessible à la raison mais qu'il est ghayr ma`qul c'est à dire inconcevable.  

Il y a une grande différence entre le fait de dire qu'Allah a un comment qui nous est inaccessible et le fait de dire qu'il est inconcevable qu'Allah ait un comment.  

Selon Ibn Wahb :« Nous étions avec Malik quand un homme lui a demandé :« O Abu `Abd Allah! "al-Rahman `ala al-`arsh istawa" : comment est Son istiwa' ? » Malik baissa la tête et commença à suer profusément. Puis il releva la tête et dit : « "al-Rahman `ala al-`arsh istawa" comme Il S'est décrit Lui-même. On ne peut pas demander "comment." "Comment" ne s'applique pas à Lui. Et tu es un homme mauvais, un innovateur. Faîtes le sortir ! » L'homme fut conduit dehors. »  

Rapporté par al-Bayhaqi avec une chaîne authentique dans al-Asma' wa al-Sifat (2:304-305 #866), al-Dhahabi dans les Siyar (7:416), et Ibn Hajar dans Fath al-Bari (1959 ed. 13:406-407; 1989 ed. 13:501).  


Selon Yahya ibn Yahya al-Tamimi et le shaykh de Malik, Rabi`a ibn Abi `Abd al-Rahman : « Nous étions avec Malik quand un homme est venu et lui a demandé : « O Abu `Abd Allah! "al-Rahman `ala al-`arsh istawa" : comment est-Il établi ? » Malik a baissé la tête et est demeuré ainsi jusqu'à ce qu'il soit complètement couvert de sueur. Puis il a dit : « L'istiwa' n'est pas inconnu ; le "comment" est inconcevable ; y croire est obligatoire ; interroger à ce sujet est une innovation; et je ne crois pas que tu sois autre chose qu'un innovateur. » Puis il a ordonné que l'homme soit conduit dehors. »  

209. Rapporté par al-Bayhaqi avec une chaîne authentique dans al-Asma' wa al-Sifat (2:305-306 #867), al-Baghawi dans Sharh al-Sunna (1:171), al-Lalika'i dans Sharh Usul al-I'tiqad (2:398), Ibn Abi Zayd al-Qayrawani dans al-Jami` fi al-Sunan (p. 123), Abu Nu'aym dans la Hilya (6:325-326), cf. Ibn 'Abd al-Barr dans al-Tamhid (7:151) et Ibn Hajar dans le Fath (13:407).  


Le muhaddith syrien sheikh Mohammad ibn Yahya an-Ninowi (élève du sheikh marocain 'Abdullah al-Ghumari) a dit dans son commentaire de la 'aqida tahawiyya page 123-124 :  

L'imam al-Bayhaqi (radiyallahu anhu) dans son livre al-Mutaqad a rapporté que lorsque l'on demandait aux savants des trois 1ères générations de musulmans, comment comprendre les Mutashabihat, ils disaient : « Acceptez-les comme ils sont parvenus sans leur appliquer un comment. » Sans leur appliquer un comment, signifie qu'Allah est exempt de l'attribution du fait de s'asseoir, de se reposer, de se déplacer, d'avoir des membres, des organes, etc. Cela ne signifie pas que son Istiwa' au-dessus du trône ('Arsh) ait un comment dont nous sommes ignorants. Au contraire, les savants ont totalement nié qu'un comment puisse être appliqué à Allah. Ainsi la parole de ceux qui disent : « Allah se tient sur le trône mais ne savons-nous pas comment » est rejetée et mène au blasphème.  

Il en est de même de la parole que beaucoup de gens ont faussement attribuée à Malik selon laquelle il aurait dit « l'istiwa' est connu et le comment est inconnu ». Cette parole ne peut d'aucune façon être attribuée à Malik et est sans fondement. On affirme au sujet de l'imam Malik ibn Anas (radiyallahu anhu) dans ce que l'imam al-Bayhaqi a rapporté avec une chaîne authentique par la voie de 'Abdullah ibn Wahb, que nous étions chez Malik quand un homme est entré et a dit : « Ô Abu 'Abdillah, al-rahmanu 'ala al-'arsh istawa, comment s'est-Il Istawa ? » Malik a baissé la tête avec effarement puis a ensuite relevé sa tête et a dit : « 'ala al-'Arsh Istawa comme Il se l'est attribué, il n'est pas valable de dire comment, et comment ne s'applique pas à Lui ». Malik a ensuite dit : « Je vois que tu es un innovateur, faîtes le sortir. »  

De plus, l'Imam al-Hafiz Ibn Hajar al-Asqalani (radiyallahu anhu) a rapporté dans son livre de grande valeur sharh sahih al-Bukhari que la mère des croyants Ummu Salama, l'épouse du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit (NdT : commentaire d'Ibn Hajar entre crochets) : « l'Istiwa' n'est pas inconnu [parce qu'il est mentionné dans le livre d'Allah] ; al-kayf (le comment) est inconcevable [parce que le fait de l'appliquer [à Allah] est impossible]. »  

Par conséquent, il est important de prendre garde aux divers livres qui prétendent adhérer à la Sunna ou aux trois 1ères générations de musulmans, et même à certaines traductions du Qur'an, parce que dans de nombreux cas ils contiennent une interprétation erronée du Qur'an et de la Sunna, propageant leur croyance corrompue parmi les musulmans. Les Mushabbiha dépensent de nombreuses ressources afin de tromper les musulmans et d'injecter leurs philosophies malsaines consistant à faire ressembler Allah à Ses créatures, en Lui attribuant une lumière, une main, des mains, des yeux, un tibia, un pied, des doigts, un visage, le fait d'être assis, un endroit, une direction, etc. En islam, sache fermement qu'Allah (ta'ala) est exempt de toute l'imperfection et est au-dessus du fait que celles-ci lui soient attribuées.  

Nous tenons à préciser que la bonne croyance sur ce Al Istawa est qu'il existe 15 sens différents concernant ce terme, parmi eux il y a le fait de s'assoir et le fait de dominer. Les premiers Salaf comme l'Imam Mâlik ou l'Imâm Ahmad disaient en général (car ils leur arrivaient parfois d'interpréter ce terme) : On ne choisi précisemment aucun des 15 sens mais parmi ces 15 sens nous rejetons ceux qui entâchent l'Essence d'Allâh. Ils rejetaient catégoriquement le fait qu'Allâh s'assoit car Allâh n'est pas contraint par le lieu ou le mouvement. Les derniers parmi les trois 1ères générations de musulmans, comme l'Imâm Ibn Kullâb ou l'Imâm Al Ash'arî eux ont par contre ont préféré dire en plus : Et nous acceptons que parmi les multiples sens de ce verset, il y ait le fait que les termes étant conforment à la pureté de l'Essence Divine puissent être une interprétation valable de ce verset.  

Pourquoi les premiers parmi les trois 1ères générations de musulmans ne voulaient pas trop interpréter le verset ? Car il n'y avait pas autant d'innovateurs que par la suite et de plus leur foi était assez saine pour ne pas entâcher Allâh sans pour autant avoir besoin d'interpréter.  

Aussi Allâh a dit qu'il y a des versets ambigus dont Seul Lui connait le véritable sens et les versets traitant de l'Istawa en font partis, par conséquent ils préféraient ne pas trop interpréter et laisser le sens véritable à Allâh car bien que dire " Allâh domine le tône " soit correcte, ils préféraient simplement répéter le verset sans s'occuper du sens tout en sachant qu'Allâh est Unique, parfait, et ne ressemble pas à Ses créatures.  


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